Petite aparté personnelle

Petite aparté personnelle
TRADITIONS DE PÂQUES


1. Les oeufs de Pâques décorés

La tradition d'offrir des oeufs décorés est bien antérieure au christianisme. L'œuf est symbole de vie et de renouveau; c'est l'image d'une vie nouvelle. Il était tout désigné pour devenir un symbole de Pâques et exprimer le renouveau inauguré par la résurrection.

Comme il était interdit de manger des oeufs pendant le carême, on se trouvait à Pâques devant une grande quantité d'œufs. Alors a partir du moyen-âge on a pris l'habitude de s'offrir des oeufs décorés. L'œuf de Pâques a donné naissance à beaucoup de coutumes très diverses selon les pays. Les Églises Orthodoxes Russe, Grecque, Roumaine connaissent une tradition qui remonte au Haut moyen age, d'une bénédiction et d'une distribution d'œufs teints au début ou à la fin de la grande célébration pascale. En occident, la tradition chrétienne remonte au 12-13eme siècle.

En Pologne, comme en Russie, la tradition la plus typique est la peinture et la décoration de l'œuf de Pâques. En Norvège et en Pologne, il y a des petits combats d'œufs. En Allemagne, on accroche des oeufs décorés à la main à des petits branchages. En Pologne et en Italie, on décore la table avec des oeufs pour le repas de Pâques. En Russie, on porte des oeufs au cimetière sur les tombes de la famille.

On a actuellement un peu oublié le symbolisme chrétien des oeufs de Pâques : la vie nouvelle de la résurrection.

2. L'œuf précieux

Le roi Louis XIV, distribuait en personne des oeufs peints à la feuille d'or à ses courtisans

A la cour des rois d'Angleterre et des rois de France on offrait des oeufs magnifiques. La surprise contenue dans l'œuf est une tradition qui remonte au 16ème siècle, et certaines sont même passées à l'histoire tant elles étaient exceptionnelles : c'est le cas de la statuette de Cupidon renfermée dans un énorme oeuf de Pâques offert par Louis XV à Madame du Barry.

Carl Fableau est le créateur d'œuf précieux des Tzars Tout l'histoire débuta en 1884 alors que Fableau fabriqua un oeuf de Pâques commandé par le Tzar Alexandre III pour son épouse bien-aimée, la tzarine Maria. Fableau s'inspirait de l'art byzantin.

3. Les oeufs de Pâques en chocolat

Ce n'est qu'au XVIIIème siècle, en France, qu'on décide de vider un oeuf frais et de le remplir de chocolat. Puis, on a fait des oeufs en chocolat. On les cache dans le jardin et les enfants doivent les trouver.

Dans les pays catholiques, ce sont les cloches de Pâques qui les ramènent de Rome. Dans les pays germaniques, c'est le lièvre ou le lapin qui les dépose dans les jardins.

Si le lapin et le lièvre sont les cacheurs d'œufs de Pâques privilégiés, d'autres animaux peuvent tenir ce rôle : la poule (au Tyrol), le coucou (en Suisse), la cigogne (en Alsace et dans la région de Thuringe en Allemagne), le renard (en Westphalie en Allemagne).

4. Les cloches de Pâques

La tradition du silence des cloches prit naissance lorsque, vers le 7ème siècle, l'Église interdit de sonner les cloches en signe de deuil entre le Jeudi Saint et le Dimanche de Pâques pour commémorer le temps qui s'écoula entre la mort du Christ et sa résurrection. Les cloches ne sonnent donc pas du Vendredi Saint au Dimanche de Pâques, elles restent muettes pendant la mort du Christ. Aux offices, on remplace la clochette par une crécelle.

La légende, dans certains pays catholiques et particulièrement en France, affirme que, le soir du Jeudi saint, elles partent à Rome où le Pape les bénit. Le matin de Pâques, les cloches reviennent en carillonnant pour annoncer la joie de la résurrection du Christ. A Rome, elles se chargent d'œufs de Pâques qu'elles répandent à leur retour dans les jardins. Les enfants vont alors les chercher. Pour le voyage, les cloches se munissent d'une paire d'ailes, de rubans ou sont transportées sur un char.

En Italie le Jeudi saint en signe de deuil, on attache les cloches des églises pour éviter qu'elles ne sonnent. A Pâques, les cloches, défaites des liens, peuvent de nouveau sonner.

5. Le lièvre ou le lapin de Pâques

Le lièvre est une tradition de Pâques d'origine germanique et nordique. Il était l'animal emblématique de la déesse Astre que les saxons honoraient au printemps et de la déesse de la fertilité et du printemps Ost ara en pays germanique. Elle a donné son nom à Ester (Pâques en anglais) et est resté associé aux fêtes de Pâques. De manière similaire, dans les traditions celtiques et scandinaves, le lièvre était le symbole de la déesse mère.

Le lièvre qui a une grande fécondité (de 4 à 8 portées par an) et il symbolise l'abondance, la prolifération la vie et le renouveau. On a donné au lièvre une signification chrétienne : le Christ est parfois symbolisé par un lièvre aux oreilles grandes ouvertes pour écouter la parole divine.

C'est en Allemagne et en Alsace, qu'on associa pour la première fois le lapin et le lièvre de Pâques avec les oeufs de Pâques pour célébrer le printemps. Les enfants confectionnent des nids avec des feuilles, de la mousse ou de l'herbe qu'ils installaient dans le jardin, espérant que durant la nuit de Pâques, le lapin garnirait les nids d'œufs multicolores. Le lièvre a peu de place dans les pays catholiques, car ce sont les cloches qui apportent les oeufs. Le lièvre n'est arrivé en Pologne qu'au début du 20eme siècle.

6. L'agneau

Dans la plupart des pays européens ( France, Belgique, Allemagne, Italie, Grèce, Pologne, Norvège etc. ), l'agneau est l'une des pièces maîtresse du repas du dimanche de Pâques. Il rappelle l'agneau de Dieu qui a donné sa vie pour le Salut du monde.

L'agneau pascal en Allemagne et en Alsace désigne un biscuit en forme d'agneau décoré d'un étendard, un ruban rouge autour du cou.

7. Le chocolat

Manger du chocolat sous différentes formes est une tradition importante en France : oeufs en chocolat, poules en chocolat, cloches en chocolat. La tradition en Espagne veut que l'on échange des présents, notamment du chocolat.

Le chocolat et ses traditions (Pâques) http://www.lepain.ch/

8. Traditions locales de Pâques

On mange des gâteaux en forme de colombes (en Italie)

On décore les maisons pour la fête de Pâques (en Allemagne)

On accroche des oeufs aux branches d'un arbuste (en Allemagne)

On mange du jambon (en Angleterre et en Allemagne)

On danse dans les rues (en Angleterre)

On fait les décorations en jaune (dans les pays scandinaves)

Les enfants se déguisent en sorcières la veille de Pâques (en Finlande et en Suède)

On asperge d'eau la famille et les amis et on asperge les champs d'eau bénite (en Pologne)

On dépose des oeufs sur les tombes des parents au cimetière (en Russie)



TRADITIONS DU LUNDI DE PÂQUES

Le lundi de Pâques est férié dans l'ensemble des pays d'Europe, mais pas en Russie. Actuellement, ce n'est plus pour un motif religieux. Le lundi de Pâques n'est pas une fête chrétienne. A l'origine, la fête de Pâques, célébrée depuis le 11eme siècle, se déroulait pendant toute la semaine qui suivait. De nos jours, seul le lundi de Pâques est resté férié.

Il y a des coutumes folkloriques. En Pologne, le Lundi de Pâques connu sous le nom de "Smigus dyngus" (Lundi mouillé), les Polonais s'aspergent d'eau. L'eau est un symbole de la vie. Famille et amis se versent de l'eau les uns sur les autres. Autrefois les hommes jetaient de l'eau sur les femmes; le mardi elles pouvaient prendre leur revanche. Ce jour la, les polonais aspergeaient aussi les champs d'eau bénite.


Aujourd'hui en Hongrie, les garçons aspergent les filles de parfum. Ceci porte chance. Les filles doivent récompenser les garçons en leur donnant soit de l'argent ou des oeufs de Pâques.

En Angleterre, la coutume pour les Lundi et Mardi de Pâques est appelé "lifting" ou "headline". Les jeunes gens vont de maison en maison en transportant une chaise décorées de fleurs. Quand une fille s'assoie sur la chaise, ils la soulèvent dans les airs trois fois. Être soulevée de la sorte, devrait porter chance à la jeune fille. Elle remercie le garçon en lui remettant de l'argent ou en l'embrassant. le lendemain, c'est au tour des filles de soulever les garçons dans la chaise.

Voir http://www.leweblog.com/

Le second jour de Pâques
http://www.nkjf.uw.edu.pl/

# Posté le vendredi 14 avril 2006 15:20

Modifié le dimanche 23 avril 2006 09:50

L'Evangile de Judas : qu'en penser ??

L'Evangile de Judas : qu'en penser ??
TEMPS FORT
artciel extrait du site internet www.letemps.ch



Judas, le meilleur ami de Jésus



Le contenu de l'Evangile de Judas, un texte apocryphe du IIe siècle, vient d'être révélé. La Suisse a joué un rôle majeur dans sa conservation et sa traduction.


Patricia Briel
Samedi 8 avril 2006



Lorsque le spécialiste suisse de coptologie Rodolphe Kasser ouvrit pour la première fois en 2001 un antique codex que lui avait remis la fondation bâloise Maecenas en vue d'une traduction, il ne se doutait pas qu'il allait faire une des plus grandes découvertes archéologiques de ces dernières années. Le manuscrit, rédigé dans un dialecte copte, contenait quatre textes sur papyrus. La surprise du professeur Kasser fut immense lorsqu'il se rendit compte que l'un de ces textes n'était autre que l'Evangile de Judas l'Iscariote, un apocryphe gnostique que les milieux scientifiques considéraient comme perdu. «Nous savions cependant que ce texte avait existé, car l'évêque Irénée de Lyon le mentionne au milieu du IIe siècle dans son livre Contre les hérésies, explique Rodolphe Kasser, professeur honoraire de la chaire de coptologie de l'Université de Genève. Les Pères de l'Eglise ont combattu les gnostiques, et ces derniers ont même été persécutés par les païens et les chrétiens. Nombre de leurs textes ont donc été détruits. Et un Evangile selon Judas ne pouvait que choquer les Pères de l'Eglise.» Il était donc raisonnable de supposer que ce texte avait disparu, d'autant plus qu'il ne figurait pas dans la collection de textes gnostiques retrouvés en 1947 à Nag Hammadi, dans le désert égyptien.

Rapidement, Rodolphe Kasser se rendit compte qu'il tenait entre les mains un manuscrit d'une importance exceptionnelle. «En voyant la première page de l'Evangile de Judas, j'ai subodoré que ce texte pouvait être un évangile apocryphe. Il date du IVe-Ve siècle, et c'est l'un des plus anciens manuscrits coptes qui soient.» Pour pouvoir traduire le texte, Rodolphe Kasser a d'abord dû le reconstituer, car il était fragmenté en plusieurs centaines de morceaux. Un puzzle gigantesque, qui lui a demandé cinq ans d'efforts. Le contenu de cet évangile apocryphe a été révélé pour la première fois jeudi à Washington par la National Geographic Society. Le texte a été authentifié par des tests de datation au carbone 14. Composé de 25 feuillets, il est l'unique copie connue à ce jour de l'Evangile selon Judas, qui fut sans doute rédigé en grec dans les milieux gnostiques égyptiens au cours du IIe siècle de notre ère. Il révèle un Judas très différent de celui que présentent les quatre évangiles canoniques. Dans ce manuscrit, Judas apparaît comme un disciple initié qui comprend mieux que les autres apôtres le message de Jésus. C'est d'ailleurs Jésus lui-même qui invite l'Iscariote à le trahir. Dans un des passages clés du document, Jésus dit à Judas: «Tu les surpasseras tous. Tu sacrifieras l'homme qui m'a revêtu.» Comment interpréter ce passage? Selon Daniel Marguerat, professeur de Nouveau Testament à l'Université de Lausanne, «les gnostiques recherchaient la manière de délivrer leur énergie vitale du corps matériel pécheur dans lequel l'âme était emprisonnée. Ils ont vu dans Judas l'homme qui a permis à Jésus de s'évader de sa prison charnelle pour montrer la voie que devaient suivre tous les gnostiques.»

Le texte révélé jeudi «ne dit rien sur le Judas historique, ni sur ce qui s'est passé entre lui et Jésus, poursuit Daniel Marguerat. Les gnostiques se sont emparés de la figure de Judas parce que les évangiles canoniques sont silencieux sur le geste de l'Iscariote. Etant des chrétiens marginalisés, ils avaient besoin de figures de référence différentes de celles des chrétiens orthodoxes. Judas était donc un personnage rêvé à leurs yeux.» Selon Rodolphe Kasser, «les milieux gnostiques dépréciaient les personnages importants du Nouveau Testament. Dans l'Evangile de Judas, Jésus oppose l'Iscariote aux autres apôtres, qui sont décrits comme des gens stupides incapables de comprendre les idées gnostiques que Jésus leur explique.»

En lisant l'Evangile de Judas, on comprend facilement pourquoi il a pu paraître hérétique aux yeux d'un Irénée de Lyon et de l'orthodoxie chrétienne. Dans la première scène, Jésus s'approche de ses disciples rassemblés pour célébrer l'eucharistie. Voyant cela, il se moque d'eux. D'autres passages montrent Jésus enseignant à Judas seul «des secrets que personne n'a vus», une situation caractéristique du gnosticisme. Or, pour l'Eglise primitive, le message du Christ n'avait rien de secret et se voulait universel.

A l'instar de tous les autres textes apocryphes connus à ce jour, l'Evangile de Judas contribue à attester la grande diversité du christianisme primitif. «La découverte étonnante de l'Evangile de Judas comme de ceux de Marie-Madeleine et de nombreux autres de ces documents dissimulés pendant près de 2000 ans bouleverse notre compréhension de l'aube du christianisme, a déclaré jeudi à Washington Elaine Pagels, professeure de religion à l'Université de Princeton et spécialiste des évangiles gnostiques. Ces découvertes font voler en éclats le mythe d'une religion monolithique et montrent combien le mouvement chrétien était réellement divers et fascinant à ses débuts.»

Découvert dans le désert égyptien près d'El Minya dans les années 70, le codex contenant l'Evangile de Judas a été acquis par un bijoutier égyptien. Il a ensuite été volé, et on le retrouve à la fin des années 70 dans les mains d'un commerçant grec qui l'emporte avec lui à Genève. Curieusement, le bijoutier égyptien rejoint ce dernier et les deux hommes font alliance pour vendre le manuscrit. Un témoin fiable, le professeur de coptologie Stephen Emmel, atteste avoir vu ce codex à Genève en 1983. Il était censé l'acheter pour le compte d'une université texane. Emmel affirme avoir traité avec un Egyptien et un Grec. Les deux hommes, conscients de la valeur du manuscrit, demandaient une somme de 3 millions de dollars pour le codex et d'autres manuscrits. Ils refusaient de vendre le codex séparément. Emmel n'ayant que 50 000 dollars à disposition, l'affaire échoua.

Le codex disparut pendant vingt ans. Dans les années 90, on le retrouve de manière inexpliquée dans la région de New York, où il croupit dans le coffre d'une banque à Hicksville. En 1999, l'antiquaire zurichoise Frieda Nussberger-Tchacos réussit à l'acheter. Elle tente d'abord de le vendre à la bibliothèque Beinecke de l'Université Yale, sans succès. Constatant la dégradation du manuscrit, l'antiquaire le remet alors en février 2001 à la Fondation Maecenas, qui entreprend de le faire traduire par une équipe dirigée par le professeur Rodolphe Kasser.

Le manuscrit porte désormais le nom de Codex Tchacos. Il sera remis à l'Egypte et conservé au Musée copte du Caire. Une partie de l'Evangile de Judas fait actuellement l'objet d'une exposition au siège de la National Geographic Society à Washington.






«Une découverte majeure»
Rodolphe Kasser a dirigé l'équipe de traduction de l'Evangile de Judas. Interview.
Patricia Briel

Le Temps: Comment avez-vous procédé pour reconstituer un texte fragmenté en près de 1000 morceaux?

Rodolphe Kasser:
C'est un manuscrit maudit! Le codex, qui contient 66 feuillets en tout, était en très mauvais état. Il a sans doute été manipulé par quelqu'un qui voulait en vendre des fragments, car je l'ai trouvé en grand désordre. Les pages étaient déchirées aux deux tiers de leur hauteur. Heureusement, la pagination indiquée sur le tiers supérieur était assez bien conservée. Nous avions donc l'ordre des feuillets et le début de chaque page. Il nous restait à trouver la suite. C'était difficile, car les morceaux restants ne s'encastraient pas naturellement dans le tiers supérieur de la page. Au fil des années, une crevasse entre le haut et le bas est en effet apparue, puis elle s'est élargie.

Ensuite, je me suis aperçu que ce manuscrit était d'une fragilité bien supérieure à celle des autres papyrus sur lesquels j'ai travaillé dans ma vie. Il était friable, et nous ne pouvions pas continuer à manipuler le texte original sans danger pour sa conservation. J'ai donc demandé à la Fondation Maecenas de faire photographier tous les fragments. Nous avons réussi à reconstituer le texte à 75%, ce qui est peu.

Parfois, nos hypothèses de reconstitution étaient détruites par la lecture de certains fragments, et nous devions recommencer le travail.

– Outre l'Evangile de Judas, le codex contient trois autres textes.

– Oui. Ce sont l'Epître de Pierre à Philippe, l'Apocalypse de Jacques et un texte sans titre qui parle d'un personnage nommé Allogène. L'Evangile de Judas se situe entre les pages 33 et 58, à savoir entre le texte concernant Jacques et celui qui n'a pas de titre.

– Comment jugez-vous l'importance de l'Evangile de Judas?

– C'est une découverte majeure, de la même portée que celle des textes de Nag Hammadi en 1947. Cet Evangile est d'une telle importance qu'il aurait fallu pouvoir y consacrer dix à quinze ans de recherche. Mais les savants étaient tellement impatients de le découvrir que nous avons dû le publier rapidement.

– Quelle est son originalité?

– Les autres textes gnostiques n'ont jamais osé faire intervenir Judas. Ce manuscrit révèle un personnage qui ne veut pas de mal à Jésus. Jésus charge Judas de le livrer, et ce dernier lui obéit, non sans réticence. C'est le disciple le plus instruit de tous, celui qui comprend le mieux Jésus. Avant la découverte de cet Evangile, certains écrivains et chercheurs avaient déjà réhabilité la figure de Judas.

– Quelle est la qualité littéraire de cet Evangile?


– Le contact avec ce texte n'a pas encore été assez approfondi pour pouvoir se prononcer. Mais l'Evangile semble avoir été dégénéré par son passage à l'écrit. N'oublions pas que le gnosticisme était une tradition orale. Les gnostiques ont commencé à rédiger des textes quand les chrétiens et les païens les ont persécutés. Ils craignaient que leur science ne se perde.



Qui étaient les gnostiques?
Patricia Briel

Le mouvement gnostique est apparu aux alentours de l'an 70 de notre ère et s'est développé jusqu'au IVe siècle. Il était composé de divers groupuscules ésotériques qui ont représenté une concurrence sérieuse pour l'orthodoxie chrétienne.

D'essence dualiste, opposant la matière et l'esprit, la pensée gnostique rejette le Dieu de l'Ancien Testament – considéré comme un démiurge diabolique – et sa création. Seul l'accès à la connaissance, qui réveille l'étincelle divine sommeillant dans l'être humain, offre le salut et la délivrance à l'homme, lui permettant de remonter vers les sphères célestes. Le Jésus des gnostiques était ainsi un maître spirituel chargé de guider les hommes vers la gnose – la connaissance du «vrai Dieu» caché.

Le gnosticisme propose une cosmologie complète et un mythe total, avec l'explication de l'origine et de la création du monde, l'origine du mal et la victoire finale de Dieu. L'astrologie et la magie y tiennent une place très importante. Les textes issus de ce mouvement sont peuplés de mots étranges, comme «éon», «plérôme», «syzygies», «archontes», et de personnages peu connus, comme Seth, Sabaôth, Ialdabaôth, etc.

La pensée gnostique n'est pas réputée facile d'accès. Selon le professeur vaudois Jean-Daniel Kaestli, qui a dirigé l'édition du deuxième volume de la Pléiade consacré aux apocryphes chrétiens, «l'Evangile de Judas est un texte complexe. Il ressemble beaucoup aux écrits gnostiques les plus obscurs que j'ai pu lire. Je ne vois pas très bien quelle est sa structure ni sa cohérence. La manière dont il commence et il finit est surprenante. Il faut reconnaître que la ou les clés nous manquent pour accéder à une compréhension totale de l'univers gnostique.»




Chers visiteurs, j'aimerais que vous me donniez votre avis sur cet évangile, un peu "sorti de nulle part" et que certains chercheurs aimeraient réhabilités..
Je me demande si ça en vaut vraiment la peine..
Pour ma part, j'ai pu regarder le reportage qui a été réalisé par les équipes de France Télévision et diffusé récemment sur France5.
Je ne sais pas trop si c'est utile de vouloir rendre une plaec quelconque à cet ouvrage car les Evangiles que nous possédons déja dans notre Bible sont suffisants pour nous apporter le Salut..
Donnez moi votre opinion.. J'ai hâte de voir vos réactions..

PS: J'ai vu bien d'autres sites parlé de cette découverte dont topchretien.com
si vous le désirez, je mettrais des liens supplémentaires

# Posté le dimanche 23 avril 2006 09:48

Modifié le dimanche 23 avril 2006 10:03

Baptème le 11 juin !!

Baptème le 11 juin !!

# Posté le dimanche 23 avril 2006 09:51

Réflexion chrétien/non chrétien

Réflexion chrétien/non chrétien

# Posté le dimanche 23 avril 2006 09:52

On bosse pour le BOSS !!

On bosse pour le BOSS !!
Chers visiteurs,

je suis ravie de vous annoncer que le blog vient de dépasser les 500 visites depuis sa création jusqu'à aujourd'hui..

Moi qui croyais que ce blog n'aurait pas réussi à exister aussi longtemps, je suis revie du succès qu'il remporte..

De plus, grâce à cela, j'ai pu faire de belles rencontres, notamment les filles du blog ourboss01.skyblog.com et bien d'autres encore..

Je suis d'autant plsu remplie de joie quand je vois l'alliance chrétienne qui s'est créée..

Continuons à transmettre la Parole de Dieu, à montrer qu'Il oeuvre chaque jour pour nous offrir le meilleur..

Lui seul est le détenteur de la Vérité..

Soyez tous bénis autant que vosu êtes, chrétien ou non..

j'espère vous retrouvez bientôt..

Que le Seigneur vous guide, toujours ..

# Posté le dimanche 23 avril 2006 09:58